Les devoirs en famille : quelle galère ! Mais pourquoi ?

Cet article est le premier article d’un dossier thématique sur les devoirs en famille intitulé :

Les devoirs en famille : de la torture au plaisir.

 

Bien que les devoirs les devoirs maison soient supprimés (soit disant) depuis la circulaire du 29 décembre 1956…

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter cet article de Daniel Calin.

50 ans plus tard nous sommes confrontés encore et toujours à la même difficulté : les devoirs de nos enfants !

Le temps des devoirs en famille est souvent compliqué dans la relation parent / enfant. C’est un moment qui cristallise les tensions familiales, et ça peut vite tourner au drame !

Cette question des devoirs, je l’ai traité durant de nombreuses années, lorsque je travaillais dans un centre social, et que je coordonnais le dispositif d’accompagnement à la scolarité.

J’expliquais alors aux parents, que oui, le moment des devoirs est un moment difficile, et c’est pour cela que parfois il est plus simple de déléguer cette tâche à un tiers, comme les animateurs et les bénévoles de l’accompagnement à la scolarité.

Car, voici les 7 raisons qui peuvent expliquer pourquoi il est si compliqué de faire « le travail du soir » avec nos enfants :

  1. Parce que le mot travail viendrait du mot latin «tripalium » qui était un instrument d’immobilisation et de torture à trois pieux utilisé par les Romains pour punir les esclaves….  Ça donne envie, non ?
  2. La pression sociale s’exerce dans toutes les strates de la société : de l’entreprise, à l’école, à la famille. On nous acène que la réussite sociale passe par la réussite scolaire (soi-disant ;-). Ainsi, malgré nous, nous faisons pression à notre tour sur nos enfants. Et comme les enfants sont des éponges, plus nous sommes stressés plus ils le sont…
  3. La scolarité de votre enfant vous renvoi forcément à la vôtre. Inconsciemment vous rejouez votre histoire et votre rapport à l’école. Si vous étiez brillant, il vous sera sans doute difficile d’accepter les difficultés de votre enfant et inversement si vous aviez des difficultés, la scolarité de votre enfant vous renvoi à vos propres souffrances d’enfant.
  4. La fatigue physique entre en jeu ! Après 6 heures de classe et plus de 8 heures passées à l’école (beaucoup plus pour certains), pensez-vous qu’on soit encore frais et dispos pour se remettre au travail ? Demandez à des adultes qui reprennent des études, combien il est pénible de rester assis, concentrés durant 6h…Dans quel état êtes-vous après une journée de formation ?
  5. Comme l’explique si bien Isabelle Filliozat : en tant que parent, nous sommes la figure d’attachement. En effet, durant une journée d’école, notre enfant a dû se taire, rester tranquille, écouter, réfléchir, comprendre, apprendre. Il a peut être subi des échecs, des railleries de la part de ses camarades, ou encore des remarques désobligeantes de la part d’adultes (enseignant, animateur, personnel de service) etc. Bref, votre enfant s’est contenu toute la journée, et en vous voyant, vous, sa figure d’attachement : il explose, il décharge … « il vous fait la misère » ! Rassurez-vous… en fait « si mon enfant me fait la misère » c’est que je représente sa figure d’attachement, c’est donc une bonne nouvelle, ouf ;-). En sachant ça, on déculpabilise, non ? L’enfant sait que quoi qu’il arrive, votre relation est Secure, quoi qu’il fasse, vous l’aimerez toujours.
  1. Nous n’avons pas les mêmes méthodes que les enseignants. Parfois nos méthodes, celles avec lesquelles nous avons appris, rentrent en conflit avec celles enseignées. Ce qui peut donc vite créer des incompréhensions et donc générer tensions 😉
  2. Nous n’avons pas forcément le langage adéquat car nous n’avons pas  la même façon de mémoriser. Certains ont une mémoire visuelle, d’autres auditive ou verbale et d’autres kinesthésique. Alors si vous essayez de faire apprendre une poésie à votre enfant qui a un profil kinesthésique en le mettant assis devant son cahier, vous avez moins de chance qu’il mémorise bien. Par contre si vous lui demandez de bouger, toucher ou sentir des objets qui lui évoquent sa poésie, il se pourrait que ça fonctionne mieux ;-)…

Cela vous éclaire sur les tensions familiales liées aux devoirs ? Vous voyez d’autres raisons qui expliquent la difficulté des devoirs à la maison ? (bien sûr qu’il y a de nombreux autres facteurs !)…

Dites-le moi dans les commentaires ci-dessous. J’adore vous lire !

Mais maintenant que vous comprenez peut-être mieux les tensions générées lors des devoirs du soir,

vous souhaitez avoir des solutions pour diminuer les conflits et les tensions ?

Cliquez-ici pour découvrir 10 conseils pour faciliter les devoirs en famille et retrouver le plaisir

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