Parentalité bienveillante ou parentalité positive ? Ma définition.

Parentalité positive ou bienveillante ? Cet article fait partie d’un carnaval d’articles sur le thème « La parentalité bienveillante, c’est quoi ? », organisé par Jennifer du blog astuces-bienveillantes.com. Merci à elle pour cette initiative. Pour aller plus loin, je vous invite à allez découvrir les points de vue des 11 autres blogueurs qui participent à ce carnaval.

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En attendant, cet article est l’opportunité pour moi d’assoir ma définition de l’éducation positive et la parentalité bienveillante.

Lorsque je cherchais un nom pour mon blog, j’ai lancé un petit sondage auprès de mes amis en leur proposant plusieurs titres. L’un d’eux était « 365 jeux pour parents bienveillants ». Et voici le commentaire d’une copine qui a eu la gentillesse de me faire un retour :

« Je trouve le terme « éducation positive » bien plus parlante que « bienveillante »: tout d’abord parce que dans le terme même, la bienveillance s’oppose presque instantanément à « malveillant », même inconsciemment…
Et puis, ce terme est tellement utilisé à tort et à travers depuis quelques années, qu’il est difficile de s’y retrouver… »

Quand j’ai reçu ce message, je me suis demandée s’il y avait vraiment des parents malveillants ? ». A part, des parents toxiques ou vraiment « pervers », je pense qu’en soit, rares sont les parents malveillants.

Mal informés ?  Inconscients ? Maladroits ? Oui, je le pense, en tous cas, plus que malveillants. C’est comme le terme de « parent démissionnaire » que j’ai souvent entendu de la part d’enseignants dans les quartiers populaires ». Je ne pense pas que les parents soient malveillants ou démissionnaires : je pense qu’il y a des parents qui font comme ils peuvent avec les outils qu’on leur a transmis, l’éducation qu’on leur a donné. 

A la lumière de ce commentaire, je vais donc essayer de vous donner ma propre définition de l’éducation positive et/ou bienveillante. C’est le résultat, l’idée que je m’en fais aujourd’hui après de nombreuses lectures, de conférences et de formations…

Si aujourd’hui le terme d’éducation bienveillante est un peu galvaudé, tant mieux ! Quelque part, c’est que le concept se démocratise, on ne peut que s’en réjouir…

Pour le Larousse,

La bienveillance est la disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui.

Dès lors, la parentalité bienveillante serait une façon de comprendre son enfant et d’être indulgent envers lui.

C’est pourquoi, dans la parentalité bienveillante, j’y intègre les découvertes sur le développement du cerveau de l’enfant et les neurosciences. En effet, nous pouvons être plus « indulgents » quand on sait que le cerveau d’un être humain n’est pas mature avant 22 ans au minimum ! En effet, l’amélioration des techniques d’imagerie cérébrale prouve aujourd’hui que la maturation du cerveau est incomplète jusqu’à 20, voire 25 ans…Ou encore que le cerveau des garçons et des filles ne se développe pas de la même manière.

Pour aller plus loin, vous pourrez consulter l’article : Fille-garçon : un cerveau différent, sur le site pourlascience.fr.

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Quand elles ont entre 9 et 22 ans, le cortex cérébral des filles s’épaissit dans les zones frontales (en blanc), et celui des garçons dans d’autres zones, notamment celles dédiées à la vision tridimensionnelle (en bleu).

De la même façon, nous serions plus indulgents si l’on savait que le cerveau des jeunes enfants (au moins jusqu’à 5 ans) est incapable de comprendre la négation !

Ainsi, le parent « lambda » dit à son enfant de 2 ans :

PS : Ne vous vexez pas : quand je dis « lambda », je veux parler de « non-informé », comme 80 % des gens… dont moi 😉

Chloé, NE monte PAS sur le canapé !

Et comme Chloé regarde son parent en souriant… Le parent exaspéré répète sa phrase en criant cette fois- ci :

Chloé, je t’ai dis de NE PAS monter sur le canapé !!!!

Vous aussi vous êtes un parent « lambda » ? Ne vous inquiétez pas, je réagissais comme ça  aussi (et ça m’arrive encore  !).

Mais ça, c’était avant 😉 … Parce qu’un parent qui a lu tous les bouquins d’Isabelle Filliozat et les autres, va plutôt parler comme ceci 😉 :

Chloé, je te demande de descendre du canapé.

Ou plus simplement : Chloé, descends du canapé s’il te plait !

Cela vous paraît simpliste ? Alors essayez !

Finalement quand on fait le teste, on se rend compte qu’on utilise plus souvent la négation que les affirmations.

Essayez donc d’utiliser des phrases affirmatives et positives plutôt que négatives, et observez !

Merci de partager vos résultats dans les commentaires, je suis curieuse !

Pour résumer, je dirai donc que pour moi, l’éducation bienveillante c’est la connaissance de l’enfant, le développement de son cerveau, afin de pouvoir entrer en empathie et adapter sa communication.

Un parent bienveillant est donc un parent informé et qui met en oeuvre ce qu’il a appris.

Dès lors, pour moi la parentalité positive est plus large.

J’aime particulièrement cette phrase d’Isabelle Filliozat :

la-parentalite-positive-consiste-a-fournir-aux-enfants-des-ressources-plutot-que-des-limites

 

Pour résumer le concept de l’éducation positive, je laisse Isabelle Filliozat l’expliquer dans cette courte vidéo.

 

Selon ma définition la parentalité positive consiste à d’une part, être bienveillant (donc à connaître et reconnaitre le développement de l’enfant et s’adapter à celui-ci), mais aussi à mettre en oeuvre différentes théories, pédagogies ou connaissances au service de l’épanouissement de l’enfant.

Les 5 clés d’une parentalité positive : 

Pour moi le parent positif doit d’abord, outre le fait de connaître le développement du cerveau de l’enfant :

1. Etre conscient de sa propre éducation et de ses blessures.

Sur cette thématique, vous pourrez lire l’article soyez bienveillant avec vous-même pour être bienveillant avec vos enfants.

2. Etre à l’écoute de ses émotions et celles de ses enfants.

La lecture du livre d‘Isabelle Filliozat, Au coeur des émotions de l’enfant, m’a profondément bouleversé et a été un élément déclencheur.

Un jour, en centre de loisirs, j’ai testé cette approche (que je venais de découvrir) avec une petite de 5 ans.  Sa maman la déposait au centre le matin, et au moment de rentrer dans la salle, Adèle se cogne la tête au porte manteau. Elle commence à pleurer très fort, sa maman pressée et agacée lui dit « c’est rien, arrêtes de pleurer ! ». Passant par là, je vois la scène et je m’adresse ainsi à la petite fille : « ouille ! Tu t’es cognée la tête, ça doit faire mal ! ». Adèle me regarde, s’arrête de pleurer et rentre dans la salle… 5 secondes ! Il m’a suffit de 5 secondes pour désamorcer le conflit qui allait se jouer entre la mère et la fille. Pourquoi ? Parce que j’ai su mettre des mots sur ce qu’il s’était passé et reconnaître sa douleur, sans vouloir la nier.

Si votre enfant est très triste d’avoir perdu son caillou, soyez emphatique. Respectez sa tristesse, ne la niez pas ou n’essayez pas de le consoler en lui trouvant un plus beau caillou.

Plus vous respecterez sa tristesse et ses émotions, plus vite vous arriverez à « consoler » un enfant.

3. Apprendre la discipline positive ou l’autodiscipline

La lecture de Thomas Gordon (Parents Efficaces et Eduquer sans Punir ) et La Discipline Positive de Jane Nelsen m’a beaucoup éclairé.

4. Chercher à communiquer de façon Non Violente.

Si vous ne connaissez pas encore Marshall Rosenberg et la Communication Non Violente (CNV), je vous invite à découvrir ceci d’urgence !! Une série de vidéos de Marshall Rosenberg, le père de la CNV, en français lors d’une conférence sur l’introduction à la CNV. Passionnant, et déboussolant ! (en tous cas, pour moi ce fut une vraie révélation).

5. Reconnaitre les compétences des enfants et rechercher l’autonomie de l’enfant.

C’est pourquoi je parle souvent de la pédagogie Montessori. Parce que l’éducation positive ne se pratique pas qu’à la maison… ;-).

J’ai choisi de vous faire découvrir un reportage dans la classe de Céline Alvarez, avant l’écriture de son best seller : Les Lois naturelles de l’enfant.

Voici mes 5 piliers de l’éducation positive, que je développerai prochainement dans différents articles sur mon blog…

Alors n’hésitez pas à me suivre et à me dire dans les commentaires ci-dessous, vos remarques, vos interrogations ou encore ce que vous souhaiteriez que je développe rapidement :-

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4 thoughts on “Parentalité bienveillante ou parentalité positive ? Ma définition.

  1. Bonjour Violaine,
    Merci pour ce très bel article super bien documenté ! J’ai adoré la vidéo reportage dans la classe de Céline Alvarez. Il donne chaud au cœur et démontre à merveille les bienfaits d’une éducation positive et respectueuse de l’enfant.

  2. Merci pour cet article et cette réflexion sur bienveillance et éducation positive, je n’avais pas pris le temps d’y penser et pourtant effectivement cela vaut la peine de le faire !
    Bonne journée !

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